Le secteur non-marchand a le vent en poupe auprès des Belges : Près d’1 Belge sur 5 a fait du bénévolat en 2016

CBC Banque & Assurance et l’Académie des Entrepreneurs Sociaux (HEC) dévoilent les résultats de leur Observatoire « Les Belges et leur implication dans le non-marchand » (1)

Mercredi 14 juin 2017

  • L’Académie des Entrepreneurs Sociaux et CBC Banque & Assurance dévoilent les résultats de leur Observatoire « Les Belges et leur implication dans le non-marchand » qui mesure l’implication des Belges dans ce secteur important puisqu’en 2015 il employait déjà 522.000 travailleurs salariés, soit plus d’1 salarié sur 8 dans notre pays. Parmi les Belges interrogés, 3 sur 4 connaissent spontanément ce secteur.
  • L’Observatoire confirme une tendance actuelle majeure ; ce secteur est de plus en plus soutenu par les citoyens. Les Belges semblent en effet prêts à s’y impliquer au-delà du soutien institutionnel apporté au non-marchand par le financement public : près d’1 Belge sur 5 a soutenu bénévolement le secteur non-marchand en 2016. Et, quand on les interroge sur leurs intentions, c’est avant tout du temps que les Belges impliqués sont prêts à donner (56%), suivi par des dons en nature (38%) et des dons financiers (31%).
  • En 2016, plus d’1 Belge sur 5 a soutenu financièrement les entreprises du non-marchand, 73% d’entre eux ayant fait un don supérieur à 50€. La santé (52%), la lutte contre la pauvreté (44%), l’éducation (18%), l’environnement (17%) et la protection des animaux (17%) composent le top 5 des causes soutenues financièrement.
    Les Belges sont aussi nombreux à avoir donné de leur temps, et ce régulièrement, puisque 39% des bénévoles ont travaillé en 2016 au rythme soutenu d’une fois par semaine minimum. Et ce, principalement dans des associations actives dans la lutte contre la pauvreté (31%), la culture et les loisirs (30%) et la santé (29%).
  • Pour les Belges, le financement du non-marchand semble être l’affaire de tous puisque, selon 44% des répondants, le soutien financier du secteur incombe au secteur public tandis que 47% d’entre eux indiquent que ce soutien doit également venir du secteur privé.

Un secteur en croissance

Le non-marchand a le vent en poupe et contribue chaque année un peu plus à la création d’emplois en Belgique. Ce secteur semble jouir d’une bonne visibilité puisque, selon l’Observatoire CBC/HEC « Les Belges et leur implication dans le non-marchand », la majorité des Belges (74%) sait spontanément de quoi il s’agit. « L’emploi dans les associations continue de progresser. Ainsi, en 2015, l’emploi associatif représente 522 000 salariés, soit 358 000 ETP. Il s’agit d’une progression de 2,2 % en nombre de postes et de 1,6 % en ETP par rapport à 2014. En Belgique, plus d’1 salarié sur 8 travaille dans ce secteur. A l’avenir, avec l’émulation en cours autour des initiatives citoyennes, ce chiffre devrait encore augmenter, le temps que ces initiatives se développent et deviennent pourvoyeuses d’emploi. » explique Maxime Bouchat, Coordinateur de l’Académie des Entrepreneurs Sociaux (HEC Liège).

Bruno Menu, Directeur du Centre Public et Non-Marchand de CBC, ajoute : « Depuis plusieurs années, le secteur évolue positivement chez CBC. Il s’agit de poursuivre sur le terrain notre soutien au développement du secteur non-marchand en Wallonie : 1 association sur 3 et près de 7 écoles sur 10 font confiance à CBC. Nous accordons au secteur non-marchand  1,2 milliard de crédits et gérons pour les associations près d’1,7 milliard d’actifs. Nous aidons les asbl à grandir en les conseillant sur leurs choix d’investissements, de placements, mais aussi au travers d’un accompagnement dans leur développement digital. Nous les challengeons en connaissant parfaitement leur environnement. Nous les aidons à faire le bon choix et nous allons au-delà du simple octroi de crédits. »

Le Belge s’investit de plus en plus

L’Observatoire CBC/HEC confirme un phénomène actuel majeur ; le secteur non-marchand est de plus en plus soutenu par les citoyens : près d’1 Belge sur 5 a travaillé bénévolement au cours de l’année 2016 pour une ou plusieurs organisations du secteur non-marchand. Il s’agit d’une progression puisque les dernières estimations tournaient autour d’1 Belge sur 7. Parmi le top 3 des manières dont les Belges mettent en pratique leur implication dans le secteur, une nette priorité est accordée au bénévolat (56%), suivi par les dons en nature de vêtements ou d’objets par exemple (38%) et les dons financiers (31%).

Pour Bruno Menu : « Aussi loin que remonte le soutien de CBC à ce secteur, les dons citoyens en temps et en argent ont toujours été importants et ils ont certainement encore de beaux jours devant eux. Or, on constate que les Belges s’approprient de plus en plus les codes fondamentaux et spécifiques des associations et tendent à s’y investir de diverses manières. Sensibiliser son entourage en partageant de l’information, être prêt à travailler soi-même dans une association ou les soutenir en achetant préférentiellement leurs produits et services sont des pratiques qui ne sont plus marginales aujourd’hui. Les asbl doivent impérativement s’intéresser à ces leviers alternatifs et saisir ces opportunités de ressources potentiellement disponibles. »

Principaux secteurs soutenus financièrement et bénévolement

En 2016, plus d’1 Belge sur 5 a soutenu financièrement les entreprises du non-marchand, 73% d’entre eux ayant fait un don supérieur à 50€. La santé (52%), la lutte contre la pauvreté (44%), l’éducation (18%), l’environnement (17%) et la protection des animaux (17%) font partie du top 5 des principales causes soutenues financièrement. Les Belges sont aussi nombreux à avoir donné de leur temps, et ce régulièrement, puisque 39% des bénévoles ont presté au rythme de minimum 1 fois par semaine. Et ce, principalement dans les associations actives dans la lutte contre la pauvreté (31%), la culture et les loisirs (30%) et la santé (29%). Qu’ils aient donné de leur temps ou de leur argent, les Belges l’ont principalement fait parce que la cause défendue par l’organisation qu’ils soutiennent les touche (38%), par solidarité (37%) et pour rendre à la société ce qu’ils ont reçu (9%).

Le financement du non-marchand, l’affaire de tous

Selon l’Observatoire CBC/HEC, le soutien du secteur non-marchand incombe pour 44% des répondants au Gouvernement, pour 35% aux citoyens belges, pour 7% aux personnes fortunées et pour 5% aux entreprises. « Nous assistons progressivement à un partage de responsabilités plus équilibré entre le public et le privé dans le soutien au secteur non-marchand. Cette répartition correspond d’ailleurs parfaitement à la moyenne des sources de financement du secteur. Ce transfert dont on peut se réjouir est possible aujourd’hui dans la mesure où il y a dans le chef des Belges une forme d’acceptation sociale positive de leur responsabilité individuelle pour des causes collectives. Face à l’augmentation des besoins du secteur et à la relative stagnation des moyens publics, chacun prend ses responsabilités et nous avons le sentiment que ce mouvement va encore s’amplifier. » explique Maxime Bouchat. 

 

(1) Observatoire CBC réalisé par le bureau d’enquête Dedicated au mois de mai 2017 auprès d’un échantillon représentatif de plus de 1000 Belges.